
Nicole Panneton, artiste interdisciplinaire. Ce qui l’habite la porte à créer dans l’être ici maintenant en toute liberté, glissant d’une pratique à l’autre sans s’identifier à une discipline en particulier. Ainsi, performance, dessin, photographie et vidéo, arts textiles, écriture et voix se rejoignent et s’enchevêtrent avec fluidité. Une manière de partager et de penser l’art au quotidien.
Ses parents sont québécois francophones. Un père aux nombreux projets de création faisant de la saintjosepherie. Une mère aux multiples occupations : élever six enfants, gérer le budget familial, coudre et tricoter et, enfin, collaborer aux projets de création de son père.
Son parcours est sinueux. Au moment de faire des études en arts visuels à l’université, elle doit aider sa mère malade et travailler. Dans la trentaine, elle obtient son diplôme de l’Université Concordia, Montréal (1987). Encore par obligation, elle occupe un poste d’adjointe juridique jusqu’à sa retraite (2011). Malgré ces contraintes, elle n’a jamais cessé sa pratique artistique.
Elle a participé à des expositions individuelles et collectives au Québec, au Canada, au Mexique, en Argentine, en Suisse, en Belgique et en Bulgarie. Elle a réalisé quatre publications à compte d’autrice : Bouillonnante la soupe (2024), La soupe humaine à dévorer crue (2022), Janvier ce qui est là (2013) et Mâcher le stress au quotidien (2017). Elle a réalisé plusieurs vidéos dont certaines ont été présentées, entre autres, aux Rencontres internationales Traverse à Toulouse, France, et lors d’événements organisés par le Groupe intervention vidéo (GIV) à Montréal, Québec.
Dans les années 2000, une démarche en exploration de la voix et en art performance transforme sa pratique vers une pratique vivante, malléable et mouvante.